Plan d’action européen pour l’économie sociale : bilan de mi-parcours

Adopté en 2021 et prévu jusqu’en 2030, le Plan d’action européen pour l’économie sociale arrive à mi-parcours. Au-delà des chiffres, parviendra-t-il à ancrer durablement l’économie sociale dans la politique européenne ?

Le Plan d’action européen pour l’économie sociale, c’est quoi ?

Le 9 décembre 2021, la Commission européenne adoptait le Plan d’action européen pour l’économie sociale. Pluriannuel et portant sur de nombreux domaines, il marque une étape importante dans la reconnaissance de l’économie sociale par l’Union européenne.

Le Plan rassemble 89 actions réparties en trois axes : adapter les conditions-cadres aux spécificités de l’économie sociale, renforcer les capacités des organisations et leur accès aux compétences, aux marchés et aux financements, et enfin améliorer la connaissance, les données et la visibilité du secteur.

L’enjeu est loin d’être marginal. L’économie sociale compte plus de 4,3 millions d’entités dans l’UE, emploie au moins 11,5 millions de personnes et a généré un chiffre d’affaires d’au moins 912 milliards d’euros en 2021. Insertion des publics fragilisés, services de proximité, emplois non délocalisables, transition écologique : elle répond à des besoins que le marché couvre mal.

Mi-parcours : des chiffres d’avancement qui ne disent pas tout

Presque cinq ans après son lancement, 31 % des actions du Plan sont achevées, 37 % sont en cours et 30 % n’ont pas encore débuté.

Mais un taux d’avancement ne mesure ni la pertinence, ni l’efficacité, ni les effets durables d’une mesure. Et la reconnaissance de l’économie sociale reste fragile : en mars 2026, elle était largement absente du Forum européen de l’emploi et des droits sociaux, pourtant consacré à la pauvreté, à la cohésion sociale et à l’emploi de qualité.

C’est ce décalage entre ambitions affichées et réalité concrète que notre note d’analyse explore. Elle s’appuie sur le suivi publié par la Commission européenne au printemps 2026.

Concertation, données, financements : trois chantiers passés au crible

Plutôt que de passer en revue les 89 actions, la note se concentre sur les mesures les plus structurantes pour l’avenir du secteur :

  • L’existence de cadres de dialogues pérennes entre les pouvoirs publics et les organisations de l’économie sociale
  • La production de données fiables harmonisées et régulièrement actualisées
  • L’accès au financement et les réponses apportées à cet obstacle principal rencontré par les organisations de l’économie sociale

Inscription à notre newsletter